Artiste pluridisciplinaire, Philippe Katerine a voulu tour à tour être prêtre, basketteur ou encore travailler dans l’art.
Influencé à l’adolescence par les tubes anglo-saxons, il monte avec ses camarades des groupes de musique. Passionné par la composition, il écrit alors des chansons tout enchaînant les petits boulots : projectionniste, présentateur à la radio locale de Chantonnay, employé chez Citroën et professeur de gymnastique dans un lycée agricole.
En novembre 1991, il sort un premier album, assez confidentiel, 'Les Mariages chinois', puis enregistre une deuxième édition intitulée 'Les Mariages chinois et la relecture'. Son univers se compose de textes drôles, parfois teintés d'angoisses. Après une période de découragement, il signe un autre opus, 'L’Education anglaise', puis 'Mes mauvaises fréquentations', avec plusieurs autres artistes. Il travaille seul pour composer 'L’Homme à trois mains'.
En 2002, il offre au public de l'Olympia quelques extraits de 'Huitième ciel', son nouveau disque. Il réalise la commande des frères Larrieux : composer la musique du film Un homme, un vrai. Toujours pour les deux réalisateurs, il signe les partitions de Peindre ou faire l'amour, film dans lequel il est également acteur. Après avoir entamé une tournée dans toute la France, il tourne un court métrage, Un km à pied, et un long métrage, Peau de cochon, sorti en 2005 et prépare la sortie de son septième opus plus électro : Robots après tout.
En septembre 2007, Katerine accepte d'être le parrain de l'opération CQFD destinée à découvrir de jeunes talents musicaux sur Internet. Il participe au film de Thierry Jousse, Je suis un no man's land, dont il signe également la bande originale et est également à l'affiche du nouveau long métrage de Philippe Ramos, Capitaine Achab. La même année, l'orchestre du saxophoniste Alban Darche, le Gros Cube, sort le disque 'Le Pax', album de reprises de chansons ré-orchestrées de Katerine. En novembre 2007, Katerine publie son premier livre Doublez votre mémoire (Denoël), qualifié de "journal graphique". Il sort également son premier DVD live (Borderlive), accompagné de Studiolive, interprétation en groupe de son disque Robots après tout enregistrée en un jour en studio et sans public.
En janvier 2008, il épouse à Mufflins, le Président Salengro (cf billet du 17 janvier 2008) , devient Première dame du Groland, Président du Jury de Quend 4 et prépare la sortie de son nouvel album.
C'est le film Louise-Michelde Benoît Delépine et Gustave Kervern qui ouvrira ce 4ème Festival de Quend. Il sera présenté en avant première par l'équipe du film.
Voici ci-dessous l'affiche provisoire du film créée par Pascal Rabaté.
Rabaté qui sera présent au Festival pour une exposition de ses dessins réalisés pendant le tournage du film Louise-Michel. Vous pourrez d'ailleurs retrouver l'ensemble de ses dessins dans un ouvrage qui paraîtra aux Editions Danger public et qui sera disponible à la Librairie grolandaise où Rabaté fera également une séance de dédicaces.
Le Festival sera l'occasion de voir des films, d'assister à des spectacles, d'écouter de la musique voire les trois en même temps grâce aux projections-spectacles.
Le principe est simple, avant ou pendant un film un petit intermède (musical ou autre) sera proposé.
Vous aurez ainsi l'occasion d'assister à un petit concert de musique manouche lors de la projection du Grodoc' "Dallas" de Jean-Michel Papazian, qui raconte la vie du jeune guitariste manouche autodidacte, Dallas Baumgartner.
Vous pourrez également voir une création étonnante entre musique live et projection vidéo grâce à "Départemental 985" de Fred Poulet (réalisateur de "The Substitute") racontant la vie troublée d'un homme suite à sa rencontre avec Jennifer, mystérieuse lolita amatrice de karaokés.
Ou encore assister à la projection-spectacle "Saison 1 épisode 2" de Bettina Atala.
La réalisatrice, ainsi que quelques acteurs, seront présents pendant la projection. Munis d'une télécommande et d'un micro, ils interrompront le film afin de raconter des anecdotes de tournage, ils reviendront en arrière pour mettre en évidence tel ou tel détail cache et le cas échéant, ils passeront en accéléré les séquences ennuyeuses...
La programmation cinéma est bouclée. Que de l’étrange, du drôle, du subversif ; Bref du vrai cinéma.
A lire fin août dans le numéro spécial de SOIR MATIN. Mais, comme ici, nous sommes entre nous, nous vous distillerons régulièrement les bonnes pages du journal (gratos, cette année !).
Un avant goût de la cuvée de QUEND 4, avec l’édito de Benoît D.
LIBERTAD !
Contrairement à ce qu’avancent certains esprits moralisateurs , le Grolandais n’est pas seulement un animal houblonivore et rustre qui grommelle toute l’année. Pour preuve, chaque année depuis maintenant 4 ans, 20.000 de ces mammifères éructiles profitent de l’été indien pour migrer vers le grand Nord . Et là, que croyez vous qu’il fasse, l’animal ? Bien sûr il crie fort pour attirer sa dulcinée. Bien sûr il s’amuse et invente des danses rituelles improbables. Bien sûr il se reproduit. Mais surtout, il vient là pour regarder des films. Des films rigolos. Des films bizarres. Des films engagés. Et pourquoi le fait-elle , cette soi-disant brute ? Pour faire le plein d’énergie. Parce qu’elle est devenue si dure, sa vie sauvage, qu’elle se rapproche de plus en plus de la captivité. Chaque année, de nouveaux interdits, de nouvelles libertés qu’on tue, de nouvelles voix qu’on tait. Alors ça lui fait du bien à cet hominidé au cerveau engourdi de se réfugier dans les salles obscures comme jadis on se réfugiait dans les grottes. Le feu s’allume. Les prédateurs s’éloignent. Les rêves peuvent se projeter sur l’écran. C’est ça la cinéma. Pas des chiffres d’entrée. Des bouffées de liberté.
Et cette année, ils vont être servis les homo grolandus: des nouveaux films bien déjantés, présentés par leurs fous de réalisateurs, et un jury d’anthologie qui a ramené un choix de chefs d’œuvre du passé à réveiller les morts.
Siné et ses amis: Benoît Delépine, Noël Godin (Secrétaire perpétuel du Jury du Festival, entarteur professionnel, présentement à la chasse au BHL pour délit de sinéphobie !) Pierre Carle, Martin, Denis Robert, Françis Kuntz, Rémi MalinGrëy, Moustic et bien d'autres seront présents au Festival à l'espace Résistance(s). Venez les rencontrer et apporter votre soutien.
A ma droite, Val,combien de divisions ? Une vingtaine de «personnalités » selon « Le Monde », organe central de la « bien pensance ». De qui s’agit-il ? Essentiellement de vieux cons reconvertis en néocons (sécurité, ordre moral…toute la bouillie bushiste recyclée par la dream team de Sarko !) dont le fleuron est l’ineffable Alexandre Adler. On peut se demander que sont venus faire les Badinter dans cette galère. Et Delanoé ? De quoi désespérer les socialistes…
A ma gauche, deux pétitions (dont la pure belge de l’ami Noël gloup gloup Godin) réunissent à ce jour plus de 10 000 signatures de partout ! Il n’y a pas que la place des Vosges, que diable ! Significatif de la césure (évitons le mot rupture, trop galvaudé par qui vous savez…) entre la pseudo intelligentsia qui passe allégrement d’une rive à l’autre et les refuzniksdu prêt à penser formaté par une poignée d’happy few qui squattent les médias au service du pouvoir.
Amis grolandais, signez et faites signer la pétition de soutien à Siné ! Il n’y a pas de vacances pour la liberté d’expression…
Dans son édito du 25 juin 2008, Philippe Val utilise une longue métaphore pour expliquer que Denis Robert est un journaliste qui prend ses fantasmes pour des réalités.
Un édito que j’ai lu avec d’autant plus d’intérêt que je connais Denis et Philippe Val pour avoir travaillé dans les mêmes journaux qu’eux à plus d’une dizaine d’années d’intervalles : Santiag, un magazine d’info animé par une bande de copains de Metz qui amena très vite Denis à travailler pour Libé, et la Grosse Bertha, ancêtre historique de la version actuelle de Charlie Hebdo, même si Val ne revendique guère ce passé, ce qu’on excusera facilement, la GB ayant été un brouillon très approximatif tiraillé entre les envies antagonistes de ses membres fondateurs.
Aujourd’hui, donc Val est la voix de Charlie. Et il dénonce Denis qui aurait bâclé son travail et accusé sans preuves. Qui ?
La chambre de compensation Clearstream dont deux livres et un documentaire de Denis Robert parlent longuement. Grâce au contact d’anciens employés de cette banque des banques luxembourgeoise, Denis a en effet eu accès à des listings de comptes troublants et enregistré des témoignages de méthodes utilisées par la banque, qui en opacifiait sa nature, la rendant ainsi vulnérable aux méchants internationaux de tous poils, des vulgaires escrocs en cols blancs aux terroristes, en passant par les multinationales qui vénèrent le dieu du secret bancaire. Voilà précisément ce que Denis Robert montrait du doigt dans ses livres et son reportage. Voilà contre quoi il mettait en garde.
Une horde de journalistes « très attachés à la déontologie », comme ils disent, s’est alors abattue sur lui, l’accusant d’agiter sans preuves, oubliant qu’en de pareils cas, c’est à la justice de prendre la suite du boulot.
Enfin, il me semble : jadis, un ami auteur m’avait demandé de témoigner en sa faveur à la suite d’une plainte d’un de ses confrères qui l’accusait de plagiat. Pour prouver son innocence, cet ami a dû réunir de multiples preuves et témoignages, dont le mien, qui attestaient que certaines idées lui appartenaient bien à des dates précises, publications datées, courriers ou mails du même métal à l’appui.
Philippe Val, qui ignore sans doute ce principe, n’est pas étonné que la justice luxembourgeoise et française n’aient jamais pu obtenir la justification des listings accusateurs par Clearstream.
Il n’est pas étonné qu’aucune confrontation sérieuse n’ait pu être faite entre les anciens employés de Clearstream et leurs responsables d’alors. Aucun étonnement non plus de sa part, lorsque cette banque luxembourgeoise a viré elle-même Lussy, l’ancien directeur et toute une partie de ses collaborateurs mis en cause.
Philippe Val n’est pas autrement surpris que la chambre de compensation, mais aussi une banque russe et une luxembourgeoise, aient envoyé à ce jour, quelques 300 huissiers au domicile de Denis Robert pour des poursuites judiciaires en diffamation ( trois cent, on aura bien lu. Il ne s’agit pas d’une coquille de l’imprimeur).
Pourtant, Philippe Val devrait savoir ce qu’est un procès en diffamation : c’est poursuivre quelqu’un qui, selon vous, accuse sans preuve. Grâce à cette loi scélérate, en France, on peut foutre un procès chaque semaine à Charlie Hebdo. Un exemple ? Un article faisant allusion au SMS de Sarko envoyé à Cécilia. Un SMS dont personne ne peut prouver légalement l’existence aujourd’hui. C’est cela un procès en diffamation : on ne prétend pas que vous avez tord, on dit que vous avez tord de vous occuper de ce qui ne vous regarde pas.
Je suis étonné qu’un grand homme de presse comme toi semble ignorer cela, mon cher Philippe !
Puisque j’en suis au tutoiement, sache que ta prise de position a d’autant plus retenu mon attention que ton édito est un peu bâclé. Par exemple, tu as oublié de dire qu’il y a quelques jours, Denis Robert, s’estimant vaincu par le harcèlement de procès en diffamation mené par Clearstream contre lui, a fait très clairement savoir qu’il n’aborderait plus jamais le sujet... Qu’on puisse désormais s’attaquer à lui sur ce terrain sans craindre de démenti de sa part a-t-il pu t’échapper ? A moins que ce ne soit ta verve littéraire qui soit un peu en berne, ces derniers temps.
Je le crains quand tu écris que « Denis Robert vient de perdre encore un procès », tu te trompes d’adverbe : ce n’est pas « encore », mais « exceptionnellement » qu’il fallait écrire. Je te rappelle en effet que Denis Robert a gagné ses procès contre Menatep (24) , Fortis (une dizaine) et Clearstream (voir le jugement de la Boîte noire sur le site des Arènes). Avec Clearstream, si on était au football je dirais même que le score est de parité 4 à 4. Balle au centre. DR a gagné les procès qu’on lui a intenté contre des itvs à l’Obs, au Point, chez Ardisson, et a perdu VSD et récemment Sud Ouest. Tout cela, par ailleurs, est en appel… Heureusement que Denis a décidé de lâcher prise faute d’argent, tu risquais un procès en diffamation !
Il est vrai que tu l’avoues sans manière : l’avocat de Charlie Hebdo est ton ami. Et quel avocat, puisqu’en plus de défendre les intérêts de Charlie Hebdo, il défend ceux de Clearstream ! Tu n’y vois aucun paradoxe et l’appelle même « mon ami Richard ». Denis Robert a soupçonné cette amitié d’avoir provoqué un mol entrain de ta part à le soutenir dans son combat, et ceci t’a beaucoup meurtri.
Je compatis en lisant la ligne de conduite de ton ami Richard que tu cites ( sans rire, cette fois ) : « Je suis spécialisé dans les affaires de presse. Je me bats, par passion, pour une information de qualité, élément essentiel de la démocratie. Dans le journalisme, la qualité a des critères : c’est le contraire de la calomnie, de l’utilisation démagogiques de fantasmes et de la création de boucs émissaires, même s’il s’agit d’une société luxembourgeoise. Ce n’est pas tant Denis Robert que j’ai fait condamner, mais une pratique journalistique, désormais coutumière sur Internet, où l’affirmation que la cause est bonne remplace la preuve et l’exactitude. Le mécanisme est simple, il repose sur ce postulat : la preuve que je dis vrai, c’est que des gens me croient. Et ils me croient d’autant plus qu’ils ont envie de me croire. Et ils ont de bonnes raisons pour cela : regardez toute l’injustice qu’il y a dans le monde ».
Ben voyons. Dommage que, sorti du contexte des enquêtes de justice qui se sont heurtées à Clearstream, et à travers elle, au puissant Luxembourg et sa machinerie financière, ce noble discours soit un peu hors sujet.
Malka parle de fantasmes, de la création de boucs émissaires. Le Luxembourg, comme la Suisse ou Jersey ou les ïles Caïman invitent au fantasme, en effet. Et une banque comme Clearstream constitue un parfait bouc émissaire. Malka eut pu rajouter « sans défense » pendant qu’il y était. Quelle dommage pour Denis que ce soit dans une de ces contrées qui font fantasmer et au sujet d’un bouc émissaire si vulnérable qu’il ait trouvé matière à enquêter !
De là, à comparer le travail de plusieurs années de Denis et ses informateurs aux rumeurs « journalistiques » d’Internet, il n’y a qu’un pas pour maître Malka. Un pas qu’il franchit avec un bel allant et Philippe Val qui n’a visiblement pas lu les livres de Denis Robert, mais connaît tout de l’affaire grâce au résumé objectif de son ami avocat.
Parfois, avouons le, Philippe sait aussi se faire un avis tout seul. Sur Weronika Zarachowicz, par exemple, qui a écrit un article dans Télérama pour annoncer que Denis Robert lâchait prise. Val nous livre la conclusion de celle qu’il appelle sa « consoeur », terme qui nous rappelle au passage que lui même ne se considère pas uniquement éditorialiste rigolo : « En Russie, écrit donc Zarachowicz , pour réduire les journalistes au silence, on envoie des tueurs à gages. Dans les vraies démocraties, on demande à la justice de faire son boulot. ». Et le journaliste éditorialiste maniant l’humour comme personne, ponctue la citation d’un « Saloperies de vraies démocraties » ironique. Car c’est vrai : de quoi se plaint Denis Robert ? On ne l’a pas liquidé à ce que je sache !
Fantasme, quand tu nous tient. L’ex saltimbanque qui brûla jadis les planches du music hall avec Patrick Font ne s’est visiblement pas débarrassé des siens. Rappelons qu’à l’époque, il vilipendait volontiers Pinochet, armé de sa seule guitare. A quelques milliers de kilomètres à peine du Chili, comme le soulignait Desproges en parlant des auteurs compositeurs engagés. Aujourd’hui encore, Philippe Val continue à tempêter contre les lointaines tyrannies mais reste un farouche défenseur de la démocratie. Là-bas, c’est mal et dangereux ; ici, faut pas déconner, on coupe pas les mains des poètes. Ben oui, c’est cool.
On a même le droit de dire du mal des confrères. De Zarachowicz donc, et de Robert, qui, ensemble, ont écrit jadis un livre d’entretiens avec Noam Chomsky, intellectuel controversé s’il en est, comme tu le rappelles si bien, mon cher Philippe. Une preuve imparable de la nature douteuse de ces deux journalistes et de leur coupable complicité qui fait que l’une défend bêtement l’autre sans savoir. Tout cela, bien sûr, n’est ni diffamatoire, ni calomnieux, dans la bouche de Philippe Val, puisque « la cause est bonne ».
« le mécanisme est simple, il repose sur ce postulat : la preuve que je dis vrai, les gens me croient » dit Malka, l’avocat et ami de Philippe.
Espérons pour Charlie Hebdo que ses lecteurs vont continuer à croire Val de longues années.
La Prévention routière, en partenariat avec Quend 4, va présenter pendant le Festival, une exposition intitulée "Bitume de viande, les âmes déroutées". A ne pas manquer!!!
Voici quelques photos de l'expo:
L'accident (1)
L'accident (2)
Le code de la déroute L'hopitarage (1) L'hopitarage (2)
Siné, dont la chronique hebdomadaire n'a pas été publiée, mercredi 23 juillet, par Charlie Hebdo avec lequel il est en conflit après un texte accusé d'antisémitisme, a fait parvenir à nouvelobs.com le texte non paru. Le dessinateur, qui affirme n'avoir pas été formellement licencié de Charlie après l'affaire concernant sa chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, a tenu à envoyer son texte "comme chaque semaine" à l'hebdomadaire. Il affirme que Philippe Val lui a demandé sa démission mais qu'il a refusé et compte donc poursuivre sa collaboration au journal.
Voici le dessin et sa retranscription "Je ne partirai que par la force des baïonnettes !
"Il a préféré s’exclure de nos colonnes et je le regrette." C’est dans ces termes que Philippe Val terminait son éditorial dans le dernier Charlie. Mes avocats sont formels : cela ne signifie aucunement que je sois viré. Il laisse seulement croire que j’ai démissionné, ce qui est absolument faux. Je continuerai donc, jusqu’à la réception d’une lettre officielle de licenciement à envoyer régulièrement ma rubrique ! Je vais, aujourd’hui, vous dire mon intime conviction : Philippe Val ayant tous les pouvoirs à Charlie et régnant en maître absolu sans jamais tenir aucun compte de l’avis de ses collaborateurs, m’en voulait à mort d ‘être le seul résistant depuis la mort de Gébé et d’écrire, dans ce qu’il appelait, avec un certain culot, "SON" journal, des propos souvent diamétralement opposés aux siens. Il caressait, depuis longtemps, l’envie de m’évincer mais craignait de violentes réactions. (A juste titre, car on assiste, depuis une semaine, à un véritable tsunami de protestations indignées). Il n’osait m’attaquer de front, mais m’asticotait souvent, me demandant lui-même ou par sectateurs interposés, de changer un mot ou de corriger une phrase qui le choquait. L’excuse invoquée, à tous les coups, était la crainte d’un procès. Certains de mes propos pouvaient, d’après lui, être mal interprétés et passer pour homophobes, antiféministes mais, le plus souvent, antisémites. Je luttais pied à pied mais abandonnais toujours et finissais par trouver une formule moins percutante mais qui le satisfaisait. (Je ricane doucement quand il prétend ne pas avoir lu mon texte car, quand il ne les épluchait pas lui-même, il envoyait au charbon Gérard Biard, Oncle Bernard ou carrément Richard Malka, son avocat (qui est aussi celui de Clearstream !) Ma dernière "zone" où je prenais la défense de Denis Robert l’a mis dans tous ses états. Fou de rage, il a confié le soin à l’un de ses copains, n’osant le faire lui-même, un dénommé Askolovitch du Nouvel Obs, de me régler mon compte. Je vous fais grâce des épisodes sordides et la plupart du temps, douloureux, au cours desquels Charb, que j’appelais jusque là affectueusement mon "neveu", s’est conduit d’une façon invraisemblable qui défie toutes les lois de l’amitié ! Je ne l’ai pas encore digéré, j’en ai gros sur la patate ! Au final, je poursuis en correctionnelle l’imprudent journaliste qui s’est permis de me traiter d’"antisémite" sur les ondes de RTL à une heure de grande écoute et de répéter les propos de son pote Val me qualifiant, en plus d’antisémite, d’« ordure » ! Ils vont apprendre qu’on ne diffame pas impunément ! Quant à mon supposé antisémitisme, je n’ai jamais été antisémite, je ne suis pas antisémite, je ne serai jamais antisémite. Je condamne radicalement ceux qui le sont mais je n’ai guère d’estime non plus pour tous ceux, juifs ou non, qui jettent inconsidérément ce mot abject à la gueules de leurs adversaires pour les déconsidérer sachant que cette accusation est l’insulte suprême depuis la Shoah. Cela devient proprement insupportable ! En ce qui me concerne, j’éprouve autant d’antipathie pour tous ceux qui, encore une fois, juifs ou non, qui défendent le régime israélien que pour ceux qui défendaient l’apartheid en Afrique du Sud. Depuis 60 ans, j’ai toujours lutté contre toute forme de racisme et si j’avais eu l’âge de cacher des Juifs pendant l’Occupation, je l’aurais fait sans hésiter, comme je l’ai fait pour les Algériens pendant la guerre d’Algérie. Je suis du côté de tous les opprimés ! Si Val me cherche des poux dans la tête, peut-être est-ce pour remercier le président de la République de lui avoir manifesté son soutien au cours du procès des caricatures de Mahomet ? Je sais qu’il me prépare un coup fourré… Il est en train de trier fébrilement tout le courrier ne gardant, pour les publier, que les lettres hostiles beaucoup moins nombreuses. Le pire est qu’il va publier aussi des lettres d’antisémites notoires, genre Dieudonné et consorts, me félicitant… D’avance je dénonce cette entourloupe qui ne convaincra, je l’espère, que les convaincus. Les autres ne seront pas dupes de ce stratagème déloyal. Je suis très déçu de l’attitude de la plupart des collaborateurs du journal qui n’ont pas su saisir la balle au bond quand leur « patron » a menacé de démissionner s’ils ne me désavouaient pas tous, tant pis mais LA LUTTE CONTINUE !"